Le ZooParc de Beauval prépare l’arrivée de nouveaux dauphins
💡 En résumé
Le ZooParc de Beauval, situé dans le Loir-et-Cher, s’apprête à accueillir 11 nouveaux dauphins tout en faisant ses adieux à ses deux pandas, Huan Huan et Yuan Zi, qui retournent en Chine. Cette double actualité soulève des questions sur la captivité animale et suscite des réactions au sein du public et des associations de protection animale. Le Parc prévoit des installations inédites pour les dauphins, tout en respectant un cadre éthique et scientifique.
Le départ des pandas : une page se tourne
Après 13 années passées en France, les pandas géants Huan Huan et Yuan Zi quitteront le ZooParc de Beauval pour rejoindre le Centre de conservation de Chengdu, en Chine. Cette décision, bien que difficile, a été nécessité par des problèmes de santé pour Huan Huan, affectée par des soucis rénaux. Rodolphe Delord, le directeur de Beauval, évoque feeling émotionnel intense lors de ce départ : « C’est beaucoup d’émotion, c’est 13 ans de vie avec eux ». Les pandas ont attiré des millions de visiteurs, faisant du zoo une destination incontournable en France.
Depuis leur arrivée en 2012, ils ont su conquérir le cœur des visiteurs, contribuant à la popularité sans précédent du parc. En 2022, le zoo avait accueilli plus de deux millions de visiteurs, attirés par la présence de ces animaux emblématiques, témoignant de l’intérêt qu’ils suscitent au sein du public.
Des au revoir chargés d’émotion
Les au revoir entre les soigneurs et leurs protégés s’annoncent particulièrement touchants. « Les au revoir déchirants seront entre les soigneurs et les pandas, qui s’occupent d’eux depuis 2012 ! » précise Rodolphe Delord. Ce départ sera organisé avec un protocole minutieux, digne d’un voyage d’État, où les pandas seront transportés dans des caisses connues d’eux pour les apaiser durant le trajet vers l’aéroport de Roissy.
Pour le zoo, la perspective de perdre ces animaux affectivement liés aux soigneurs est une source de peine, mais le directeur souligne que les jumelles de 2021 resteront pour continuer le programme de conservation des pandas, officialisant l’espoir d’accueillir de nouveaux pandas dans un futur proche.
Arrivée des dauphins : un projet ambitieux
En parallèle, le ZooParc de Beauval se prépare à accueillir 11 nouveaux dauphins, dans un projet qui vise non seulement à enrichir l’expérience du zoo, mais aussi à établir un centre d’études et de recherche sur les dauphins. Rodolphe Delord a annoncé des travaux d’extension exceptionnels : « Nous construisons six fois plus grand pour les 11 dauphins en captivité ». Avec sept bassins couvrant plus de 10 000 mètres carrés, ce projet constitue un investissement significatif en matière de bien-être animal.
Ce lieu unique sera un centre d’études et de recherche dédié à la compréhension des cétacés, permettant d’améliorer la prise en charge de ces animaux dans des conditions optimales. « Les dauphins que nous accueillerons sont déjà en captivité dans d’autres structures qui ferment », rappelle Rodolphe Delord, mettant ainsi l’accent sur la nécessité d’offrir un refuge alternatif aux animaux menacés de maltraitance ou de conditions inadaptées.
Réactions à l’annonce des nouveaux dauphins
Cette initiative n’est pas sans critiques. Une vingtaine de personnes ont manifesté leurs préoccupations à Planète Sauvage, déplorant le transfert des dauphins vers un zoo. L’association One Voice dénonce la captivité des dauphins, plaidant pour leur liberté. Les enjeux éthiques entourant la captivité des cétacés sont des sujets de débats fréquents, où la sensibilité du public se heurte à des arguments de conservation et d’éducation animale.
Le directeur du zoo a insisté sur le fait que les nouvelles installations respecteront les besoins spécifiques des dauphins et que leur accueil a été approuvé par le ministère ainsi que par des ONG. « C’est acté, les travaux doivent commencer en février et se terminer en février 2027 », a-t-il précisé. Cette promesse d’un habitat de grande qualité vise à améliorer le bien-être des animaux tout en répondant aux exigences de conservation nécessaires dans un monde où les investissements dans la faune sauvage deviennent de plus en plus cruciaux.
Des garanties sur les bonnes pratiques d’élevage
Pour apaiser les craintes des ONG et des militants, Rodolphe Delord a affirmé que « nous ne ferons pas reproduire les dauphins » sauf si cela est géré dans un cadre éthique. Les dauphins nés à Beauval ne quitteront jamais le parc pour des conditions moins favorables ailleurs. Le projet inclut aussi la possibilité de récupérer les dauphins de Marineland d’Antibes, une autre structure qui fait face à des défis similaires, mais la pression du temps est forte, et les animaux pourraient être transférés en Espagne.
Ces mesures visent à rassurer tant le public que les professionnels du secteur sur l’engagement du ZooParc de Beauval dans le bien-être des animaux tout en éduquant les visiteurs sur l’importance de la conservation et de la protection des espèces menacées.
Conclusion : entre conservation et débat éthique
Le ZooParc de Beauval se trouve à un carrefour entre l’émotion liée au départ des pandas et l’enthousiasme de l’arrivée de nouveaux dauphins. Ce projet ambitieux, bien qu’accueilli avec scepticisme par certaines parties du public, vise à asseoir Beauval comme un acteur majeur de la conservation animale en France. Le mélange de respect pour les animaux et la volonté d’éduquer le public à leur bien-être constitue un nouveau chapitre pour le parc.
Alors que le zoo se prépare à ces changements, il convient de rester attentif à l’évolution des infrastructures et des pratiques de prise en charge des animaux, afin de garantir un avenir meilleur pour ceux qui vivent sous notre protection.